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Pourquoi les « dealers d’amour numérique » méritent de finir en prison

Je ne crois pas être quelqu’un de fragile ou de facilement choquée.
Pourtant, quand j’ai procédé à ma petite revue de presse quotidienne, j’ai lu un article qui m’a littéralement donné la nausée.
Si vous lisez mes écrits ou que vous regardez mes vidéos, c’est qu’a priori, nous partageons les mêmes valeurs.
Auquel cas, je fais le pari que vous ressentirez le même dégoût que moi rien qu’à la lecture du titre de l’article en question :
« La pornographie de plus en plus consommée par les préados : “Cela se joue loin du regard parental.” »
L’article¹, paru dans Le Monde, donne 2 chiffres particulièrement alarmants sur la situation en France :
1 mineur sur 3 consomme de la pornographie chaque mois.
Ce chiffre a augmenté de 9 % depuis 2017, alors que la consommation des adultes reste stable.
Vous vous dites peut-être : « Ok, c’est grave mais ça ne me concerne pas : je n’en consomme pas/j’en consomme de façon raisonnée/je n’ai pas d’enfants. »
Désolée mais vous vous trompez ! Et ce pour une raison très simple : quand vous vivez dans le même monde que des gens qui ont un problème qui devient hors de contrôle, ce problème va rapidement devenir votre problème.
Demandez aux Parisiens qui habitent près de la colline du crack s’ils en sont pas concernés par l’usage de drogues dures dans leur quartier.

Ne pas avoir d’opinion sur un danger, c’est le luxe de ceux qui n’habitent pas à côté.

Quelle que soit votre situation, vous êtes concerné par le fléau de la pornographie.
Vous comptez avoir des enfants ? Vous êtes à la recherche d’un partenaire romantique ? Vous êtes un consommateur occasionnel ? Ou peut-être que vous n’en consommez pas du tout ?
Je ne suis pas là pour donner des leçons ou jouer à la moralisatrice : mon but n’est pas de faire des reproches personnels. C’est de vous montrer que quelle que soit votre situation, vous avez tout à gagner si le porno venait à être éradiqué.
J’irai même plus loin : si vous êtes dans une démarche d’amélioration de vous-même, vos efforts seront très vite limités si vous n’exorcisez pas ce démon qui (comme je vais le développer juste après), détruit votre personnalité.
Il ne faut pas uniquement s’opposer à la pornographie pour des raisons morales, mais surtout parce que ça vous rend faible et prisonnier.
Donner la parole aux victimes (et pas aux bourreaux)
Dans la presse, on voit semi-régulièrement des « acteurs » et des « actrices » porno témoigner des souffrances (le plus souvent bien réelles) qu’ils ont vécues.
Mais pourquoi, quand on débat de la pornographie, on ne donne la parole qu’aux producteurs (au sens large) : ceux qui créent ces films et ceux qui y participent ?
Tout simplement parce que c’est pratique : ça permet de ne pas parler des consommateurs, c’est-à-dire ceux qui subissent l’essentiel des dégâts de cette industrie.

Quand on voit ça, on se dit que dans quelques années, on pourra lire une tribune du genre « Deux dealers d’héroïne s’insurgent contre les dérives violentes dans le monde du trafic de drogue et les préjugés contre leur profession. »

Et si, pour une fois, on faisait l’inverse ? Si on s’intéressait au sort des victimes plutôt qu’à celui de ceux qui les exploitent ?
Le porno est une drogue qui détruit tous ceux qui y touchent
91 % des hommes consomment du porno pour 60 % des femmes².
Mais quel que soit votre sexe, les dégâts seront considérables (mais heureusement pas irréversibles).
Vous êtes un garçon ?
Une étude de l’Université de l’Utah a dressé une liste³ des conséquences néfastes que vous subissez quand vous consommez cette drogue.
Extrait :
«  L’utilisateur fait face à des difficultés pour devenir sexuellement excité sans pornographie.L’utilisateur perd tout intérêt et s’engage dans moins d’expériences sexuelles avec son partenaire.La consommation de pornographie peut être corrélée à des comportements accrus de coups d’un soir et d’infidélité. »
Sans parler de l’impuissance, un effet particulièrement documenté de l’usage du porno⁴**,** qui rend certains hommes incapables d’être attiré par une vraie femme.
Vous pourriez rencontrer la femme de votre vie… et vous rendre compte que vous n’êtes même plus capable de lui faire l’amour.
Et comme si ça ne suffisait pas, plus un jeune garçon consomme du porno, plus il aura tendance à être violent envers les femmes⁵.
Si vous êtes un consommateur occasionnel, vous pensez peut-être que vous êtes à l’abri. Attention, car l’addiction à la pornographie est bien réelle, et comparable à l’addiction à l’héroïne⁶**. Avez-vous déjà entendu parler de consommateurs occasionnels d’héroïne ?**
Alors oui, ils existent… mais jamais pour très longtemps. Êtes-vous prêt à prendre le risque ?

« Franchement, je suis pas accro. J’arrête quand je veux ! »

Vous êtes une fille :
Les dégâts sur les filles sont eux aussi bien réels : plus une jeune fille consomme de la pornographie, plus elle sera victime de dépression, de haine d’elle-même et consentira à des actes sexuels extrêmes et dégradants⁷.
Une adolescente qui vit dans un monde où tout le monde regarde des horreurs sur PornHub finira naturellement par être convaincue que sa seule valeur en tant que femme, c’est d’être un objet sexuel (pour ne pas dire un paillasson à fantasmes) pour les hommes qu’elle va rencontrer.
Quitte à y sacrifier sa santé physique, son équilibre mental et sa réputation.
Et dire qu’il y a des féministes pro-pornographie… et le pire, c’est qu’elles n’en ont même pas honte.
Il vaut mieux le savoir : le porno augmente de 50 % les chances de divorce
Qu’il s’agisse des avocats spécialistes du divorce ou des thérapeutes de couples comme Thérèse Hargot¹⁰, leur expertise est sans appel : le porno est un risque mortel pour votre relation.
Et c’est logique !
Déjà, la consommation de pornographie est souvent perçue comme une forme d’infidélité, puisqu’il s’agit de prendre du plaisir via quelqu’un d’autre. On partage son intimité de couple avec une autre personne… même si c’est un tas de pixels sur un écran.
Vous et votre partenaire, vous pensez que ce n’est pas de l’infidélité ? Ça ne vous sauvera pas.
La consommation de pornographie va de pair avec une baisse de l’intimité au sein du couple, comme le dit très bien Thérèse Hargot :

Et d’ailleurs, sur ce sujet, je dois bien dire quelque chose de difficile à entendre pour mon audience masculine. Je pointe souvent du doigt le fait que la majorité des divorces sont prononcés par les épouses… Et je continuerai à le dire, parce que c’est vrai.
Mais la destruction du couple par PornHub, c’est clairement une responsabilité de la part des hommes.
Bref, le « X », c’est la destruction assurée de votre relation : soit par vous…
…soit par votre partenaire (donc même si vous n’y avez jamais touché).
Conclusion – Pas de panique : il est possible de se libérer (si on s’en donne les moyens)
Je vois 3 choses à faire, qui vont du cas personnel jusqu’au politique.
Arrêter d’en consommer – ou mieux, ne jamais tomber dedans.
Tenir un discours de vérité – et ne plus se taire face à la dictature progressiste, « pro-porno ».
Défendre l’interdiction totale de l’industrie du X – et mettre les marchands de misère sexuelle en prison.
Oui, cette dernière proposition est radicale. Mais on ne soigne pas la peste avec un Doliprane.
Car oui, le porno, c’est la nouvelle peste qui détruit l’Occident.
On me dira que l’interdiction ne sera pas complètement respectée : c’est pareil pour les meurtres. Est-ce qu’il faut les légaliser pour autant ?
La pornographie, c’est la pandémie invisible qui décime les plus jeunes : elle détruit leur innocence en les confrontant à la violence et au sadisme dès l’âge de 11 ans. Elle ravage leur sexualité en leur donnant des modèles complètement dégénérés. Elle sabote leurs futures relations en les enchaînant à une addiction impitoyable.
La pornographie ne produit rien de beau, de positif, de constructif ou de sain. Personne n’a rien à y gagner…
… sauf quelques producteurs qui se remplissent les poches de la misère qu’ils infligent, comme de vulgaires dealers.
Alors pourquoi tolérer l’existence de ce qui nous détruit ?


¹ https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/06/06/la-pornographie-de-plus-en-plus-consommee-par-les-preados-chez-les-cm2-je-constate-qu-au-moins-la-moitie-a-deja-ete-exposee-a-des-images-x_6176328_3224.html
² https://fightthenewdrug.org/porn-consumption-rates-among-young-adults-underreported/
³ https://extension.usu.edu/relationships/research/effects-of-pornography-on-relationships
⁴ https://www.forhims.com/blog/porn-induced-erectile-dysfunction
 https://aifs.gov.au/research/research-reports/effects-pornography-children-and-young-people
⁶ https://www.addictioncenter.com/community/is-porn-addiction-real/
 https://fightthenewdrug.org/4-ways-porn-warps-the-way-women-view-themselves/
 https://time.com/4461451/people-more-likely-to-divorce-after-they-start-watching-porn-says-study/
 https://verilymag.com/2017/07/causes-of-divorce-effects-of-watching-pornography
¹⁰ http://www.lecafeminin.com/therese-hargot-sexologue-et-therapeute-de-couple/
Rédigé par

Thaïs d'Escufon

Courage & Fierté
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